2010

AGENTS X de Ridley Dovarez : Doryann Marguet en agent secret très sexe

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AGENTS X s’inspire de James Bond pour délivrer une parodie porno gay des plus jouissives avec en tête d’affiche un Doryann Marguet délicieux en agent 00sexe.

Résumé :

Doryann Craig (Doryann Marguet), agent secret gay, reçoit un message d’alerte de l’agent Flint (Jérémy Pitch) : l’avenir de l’humanité est en danger ! La menace : Gustav (Matt Kennedy) un mafieux qui a été traumatisé par le rejet de ses parents suite à son coming out. A ses yeux, la seule façon d’être à nouveau accepté dans sa famille est de faire de l’homosexualité la norme. Pour cela, il a réussi à créer un mystérieux spray. A peine celui-ci est-il vaporisé sur un homme qu’il le transforme en un homosexuel obsédé et débridé. Même si l’entreprise a ses charmes (l’agent Craig ne se gênera d’ailleurs pas pour en tirer les avantages les plus jouissifs), il risque de remettre en cause la survie de l’espèce humaine puisque Gustav n’entend venir en aide aux femmes complètement délaissées qu’en leur faisant payer des sommes astronomiques pour son produit diabolique. Epaulé par le viril agent Z (Axel Lorentz), Doryann va tenter de mener à bien sa mission tout en rencontrant une multitude de très beaux garçons, plus ou moins dangereux, et au fond toujours prêts à être vicieux… 

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Il y a quelque chose de vraiment épatant dans la faculté qu’a Ridley Dovarez de monter des films ambitieux avec trois fois rien. Agents X ne bénéficie pas des budgets colossaux des grosses productions américaines, souffre parfois de ses moyens limités (un son brouillon, un tournage que l’on devine une nouvelle fois réalisé dans l’urgence et qui donne lieu à un montage parfois un peu trop abrupt) mais quelle énergie ! Chaque nouvelle scène est l’occasion de savourer un gigantesque plaisir partagé à tous les niveaux. Plaisir de Dovarez qui semble mettre toutes ses tripes dans son projet, déployant une intrigue facétieuse, divertissante et amusante. On le sent comme un gosse derrière sa caméra, essayant tout un tas de plans différents, filmant le sexe sous toutes les coutures, de façon inspirée et sous ses visages les plus divers (bestial, hypnotique, romantique ou matière au règlement de comptes). Plaisir palpable aussi des modèles que ce soit dans les scènes de sexe où l’alchimie est toujours au rendez-vous ou dans les scènes jouées qui, si elles sont inégales, apportent au projet un ton absolument unique, un caractère très ludique. Et bien sûr, plaisir pour le spectateur qui est ici très gâté : c’est sans aucun doute le plus beau casting qu’on ait pu voir dans un film porno gay français depuis des lustres. Chaque mec est hotissime, parfaitement à sa place, à la fois excitant de naturel, fantasmatique par l’esquisse de son personnage, sublimé par les mouvements de caméra.

Dans le rôle principal de l’agent Craig « 00sexe », Doryann Marguet explose. Il réussit l’exploit d’être hilarant avec ses blagues peu subtiles et d’être absolument magnétique dans toutes les scènes de cul. Très beau visage, un air faussement lisse, quelque chose de joliment ambigu : ses apparitions travaillent la libido et il fait un actif simple et fiévreux. Révélé par les super productions Menoboy, la sexbomb Matt Kennedy (tout chez ce mec transpire la sensualité et le sexe) signe ici sa première vraie collaboration avec Ridley Dovarez après un caméo soft dans son précédent film Fighters. Il est Gustav le bad boy, celui qui a créé « un gaz susceptible de transformer n’importe quel hétéro en un homosexuel lubrique » et désireux de « transformer le monde en une gigantesque partouze ». Le playboy au corps de rêve, au regard charnel et aux lèvres à tomber s’illustre dans l’une des scènes les plus hot du film : un duo musclé dans lequel Jordan Fox (qu’on peut définitivement qualifier de « muse » du réalisateur, ayant collaboré avec lui pour la majorité de ses films) joue un hétéro se transformant en bête de sexe gay. On retrouve alors les délicieux plans serrés pendant les fellations et la pénétration, la puissance du regard de ce modèle qui s’est imposé comme l’actif domi numéro 1 de l’hexagone.

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Les seconds rôles sont loin de démériter : le très sexy et poilu minet Guillermo Cruz s’impose doucement mais sûrement comme l’un des passifs les plus troublants du moment (belle gueule, air furieusement coquin, un petit cul velu à faire frémir d’envie) / Axel Lorentz, excellent dans les parties scénarisées, en fait joyeusement des caisses quand l’explicite prend le dessus – un butch passif comme on les aime ! / Le jeune Will Wood fait un début prometteur en passif entreprenant et joueur / Jeremy Pitch, beau mâle sorti de nulle part, est un atout charme, viril et érotique dont on rêverait d’en voir davantage (il ne se dévoile que le temps d’une scène érotique qui parvient à faire monter sérieusement la tension sexuelle – comme quoi, pas toujours besoin d’être frontal).

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Le casting est royal, parfait, faisant d’Agents X un délice pour les yeux et un véritable bâton de dynamite pour le slip. C’est loin d’être la seule qualité de ce projet modeste mais passionné qui n’a rien à envier au mythique Spy Boy d’Eurocreme. Si l’on retrouve tout ce qui fait l’attrait du cinéma x de Ridley Dovarez (façon unique de filmer la baise, la rendant excitante et étrangement hypnotique / très bonne utilisation de la musique), on apprécie la faculté de ce dernier à se renouveler. Agents X est étonnamment solaire, aussi fun que bandant. Le scénario est simple, pas trop envahissant mais élaboré avec soin. Agents X est une proposition savoureuse d’un porno gay qui peut être à la fois doux et fervent, rigolo et brûlant. Respect.

Film disponible en VOD sur le site de Ridley Dovarez 

Le Gay Désir. Le blog français d'actualité du porno gay.